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Concert — 30 mai 1965 — Vionnaz
Fanfare l'Espérance de Vionnaz
Festival des fanfares du Bas-Valais. Collombey. 30 mai 1965. Le 35e festival du Bas-Valais était organisé cette année par la fanfare, la Collombeyrienne de Collombey. Donc en ce dimanche, 30 mai, nous nous rendons dans ce sympathique village voisin pour participer, comme de coutume à ce festival. La Providence avait daigné fermer les écluses pour ce dimanche. C'est donc par un temps couvert, mais néanmoins sans pluie que nous prenons le départ à 11h 45. Nous sommes les deuxièmes à défiler au traditionnel cortège à travers les rues du village. Nous avions le plaisir cette année de compter 3 nouveaux jeunes tambours. Après le cortège, nous nous rendons à la cantine de fête où un verre nous est offert par nos deux commissaires: Herbert Jordan et Théodore Bressoud. En attendant notre tour de prendre place sur le podium, certains musiciens se rendent dans les établissements publics du village, d'autres restent à la cantine pour suivre les productions des sociétés. A 17 heures, tout le monde est présent et en bonne et due forme, puisque d'après le programme, c'est à ce moment que nous devons jouer ; mais comme à l'accoutumée, il y a 3/4 h de retard, et c'est seulement qu'à 17h 45 que nous pouvons exécuter notre morceau de choix "Vollyuie, poème symphonique d'Henry Vilette. Ce morceau fut très bien réussi je n'ai malheureusement pas obtenu l'avis du directeur à ce sujet. A la suite de ce concert, nous nous rendons en musique au café du Relais, où nos deux commissaires nous offrent des assiettes froides bien tassées, arrosées d'un excellent Petit Gris. Là nous jouons un verre en leur honneur et nous nous rendons au café Central, où un verre nous est offert à nouveau par nos commissaires. Puis c'est le départ pour Vionnaz aux environs de 20 heures. Arrivé dans notre patelin, une surprise nous attend puisqu'au lieu de jouer devant un établissement public, c'est chez le Plat, (j'ajouterai Placide Fracheboud pour les générations futures) que nous nous rendons. En effet celui-ci gratifie la société d'une généreuse agape. Nous jouons Marignan pour le remercier, au moment où la pluie se met à tomber en même temps que la nuit nous surprend. Nous nous rendons enfin au café du Chamois pour le verre final et chacun peut rejoindre son domicile ou d'autres établissements pour les plus assoiffés.